Jesus Maria El Salvador - Saragosse - Espagne
Saragosse - Espagne
Saragosse (en aragonais et en castillan : Zaragoza, du latin : Caesaraugusta ; en arabe : Saraqusta,سرقسطة) est la capitale de la province du même nom et de la Communauté autonome d'Aragon. Elle compte environ 701 090 habitants ; il s'agit de la cinquième commune la plus peuplée d'Espagne. Elle est située à environ 300 kilomètres de Madrid, à 300 kilomètres de Barcelone et à 350 kilomètres de Valence.

Superficie : 1063 km2
Population : 701900 habitants
Langue officielle : L'Espagnol
Monnaie : L’unité monétaire est l'euro
Décalage horaire : Il n'y a pas de décalage horaire entre Lyon et Saragosse.
Climat : Saragosse bénéficie d'un climat méditerranéen à tendance continentale sèche comme la majeure partie de l'intérieur de l'Espagne. Les températures connaissent d'importantes variations saisonnières et l'amplitude thermique entre le mois le plus froid et le mois le plus chaud est de l'ordre de 15 °C.
Transport :Gare : La gare de Saragosse est un point de transit du TGV à destination de Madrid.
Aéroport international : Il dessert un grand nombre de villes européennes. Des travaux d'adaptation et de modernisation de l'aéroport ont été effectués pour l'exposition internationale de Saragosse en 2008. Équipé d'infrastructures neuves la capitale d'Aragon profite d'un aéroport moderne et spacieux. L'aéroport est situé à 10 km au sud-ouest du centre ville de Saragosse.

Notre échange
Le lycée Jesus Maria el Salvador est un lycée jésuite situé en plein centre de Saragosse.
Construit en 1871, c'est aujourd'hui le meilleur lycée d'Aragon et le septième meilleur lycée d'Espagne.

L'Espagne
Capitale : Madrid
Superficie : 505911 km2
Population : 46 661 950 hab
Langue(s) : Espagnol. Outre le castillan, certaines langues sont co-officielles dans leur communauté autonome ; à savoir : le catalan/valencien en Catalogne, aux Baléares et dans la Communauté valencienne, le basque (euskara), au Communauté autonome basque et dans le quart septentrional de la Navarre, galicien (galego) en Galice.). L'aranais (dialecte de l'occitan parlé dans la val d'Aran) est co-officiel en Catalogne avec le catalan et l'espagnol.
Religion(s) principale(s) : La Constitution espagnole garantit la liberté de culte. Toutefois, la grande majorité des Espagnols est catholique. En Espagne, on pratique d'autres religions comme la musulmane, la juive, la protestante ou l'hindoue, qui possèdent leurs propres endroits de culte.

Politique intérieure
Le parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a remporté les élections générales du 9 mars 2008, mais avec une majorité relative.
Ces résultats consacrent la bipolarisation de la vie politique espagnole avec un net recul des petits partis nationalistes notamment (hormis le parti nationaliste catalan), puisque le PP et le PSOE totalisent 84% des suffrages exprimés.
Débuté sereinement en mars 2008, le second mandat de M. José Luis Zapatero s’est transformé en un exercice difficile avec la crise économique qui touche profondément l’Espagne.

Face à un contexte intérieur dégradé, le chef du gouvernement n’a pas eu d’autre choix que d’opter pour une politique de rigueur, ce qui lui a aliéné les syndicats et une grande partie de l’électorat de son propre parti, le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Aujourd’hui, 53 % de ses électeurs considèrent que le gouvernement a perdu « toute capacité à apporter des solutions » et José Luis Zapatero ne dispose plus que de 22 % d’opinions favorables.
L’espoir de retrouver du crédit politique et de redorer son image à la faveur de la présidence du Conseil de l’Union européenne, a été déçu. En effet, il s’agit d’une présidence au bilan mitigé, où les imprévus et les difficultés du contexte européen et national se sont agrégés à un processus complexe de transition institutionnelle.
Par ailleurs, à la suite des mesures d’austérité drastiques prises en janvier et mai 2010, la paix sociale que le chef du gouvernement tentait de préserver depuis sa réélection, en 2008, a pris fin. Une grève générale qui a mobilisé une bonne partie du secteur privé espagnol s’est tenue le 29 septembre 2010.
Le chef du gouvernement, qui ne bénéficie que d’une majorité relative au Parlement sera confronté, après les élections au Parlement de Catalogne, qui se tiendront le 28 novembre 2010, à des élections municipales et régionales sur l’ensemble du pays, au printemps 2011, avant les élections législatives de mars 2012.
C’est pour aborder ces échéances dans les meilleures conditions, au moment où, selon les derniers sondages, le parti d’opposition, le « Parti populaire » (PP), est crédité de près de 15 points d’avance en termes d’intentions de vote, que le chef du gouvernement a procédé, le 20 octobre 2010, à un profond remaniement ministériel, le deuxième depuis sa réélection en 2008.
Le nouveau gouvernement est réduit à 15 ministres et composé de personnalités fortes, bien identifiées à gauche, afin de tenter de renouer avec l’électorat traditionnel de José Luis Zapatero.
L’homme clé du nouveau gouvernement est Alfredo Rubalcaba, titulaire de l’intérieur, dont l’action est jugée largement positive, dans sa lutte contre l’ETA. Il conserve son portefeuille qu’il cumule avec celui de « Premier vice-Président » et de « porte-parole du gouvernement ». José Luis Zapatero souhaite bénéficier de la bonne image dont bénéficie M. Rubalcaba pour défendre l’action du gouvernement, accusé par les bases socialistes d’avoir pris une orientation « néolibérale » dans la gestion de la crise.
Avec l’entrée des nouveaux ministres du travail, Valeriano Gomez, et de l’environnement et de l’agriculture, Rosa Aguilar, le chef du gouvernement a pratiqué une ouverture vers les syndicats et la gauche communiste.
Le ministre des affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, laisse sa place à la très populaire ancienne ministre de la santé, Trinidad Jimenez, récompensée, en dépit de son échec, d’avoir accepté de mener, à la demande de José Luis Zapatero, la bataille des primaires, dans la communauté de Madrid, face au président du parti socialiste madrilène Tomas Gomez.
Le chef du PP, Mariano Rajoy, conforté par le succès remporté par son parti aux élections européennes (42 % des voix contre 38 % au PSOE), mène une opposition agressive, ciblée sur la personne du chef de gouvernement. A la suite du second remaniement ministériel il a réitéré son souhait de faire appel à des élections anticipées, en précisant : « ce ne sont pas les musiciens qu’il fallait changer, mais le chef d’orchestre ».
Situation économique
L’Espagne doit faire face depuis 2008 à la crise économique la plus sévère de son histoire démocratique. Avec une récession de -3,6%, une explosion du déficit public à 11,2% du PIB en 2009 et un taux de chômage à 20,05%, les perspectives de sortie de crise sont aujourd’hui incertaines.
L’Espagne fait face à une crise plus profonde et plus durable que ses voisins européens
2009 a enregistré une contraction du PIB de 3,6%. En 2010 le pays devrait aussi faire face à une croissance négative, mais de moindre ampleur : -0,3% selon le gouvernement et l’OCDE, -0,4% et -0,7% selon la Commission européenne et le FMI. L’Espagne devrait être la seule grande économie à être dans cette situation en 2010.
L’Espagne enregistre le plus fort taux de chômage de la zone euro et de l’OCDE
Depuis plus de 10 ans, le marché du travail espagnol s’était inscrit dans une forte tendance à la baisse du chômage : celui-ci était, en effet, passé de plus de 24% en 1994 à 8% début 2007 malgré une croissance rapide de la population active. Mais l’économie espagnole a surtout créé des emplois peu qualifiés, en particulier dans le secteur immobilier, où l’éclatement de la bulle a provoqué une progression rapide du nombre de chômeurs. Le taux de chômage s’établit à 20,05% de la population active au 1er trimestre 2010, soit 4,6 millions de chômeurs officiels. L’économie espagnole ne devrait pas créer d’emploi avant 2011.

La réduction du déficit public devient la priorité du gouvernement espagnol
Depuis 2000, la forte croissance avait contribué à faire de l’Espagne un des rares pays de l’Union européenne conjuguant excédent budgétaire (1% du PIB en 2005, 2% en 2006 et 2,2% en 2007) et faible dette publique (ramenée de 67% en 1996 à 36,2% du PIB en 2007).
La dégradation de la conjoncture économique et l’important soutien financier mis en œuvre par les pouvoirs publics se sont, néanmoins, répercutés très rapidement sur les finances publiques. L’excédent budgétaire s’est rapidement converti en un déficit à hauteur de 3,8% du PIB en 2008 qui a explosé à 11,2% en 2009. La dette publique, qui avait été ramenée à 36,2% du PIB en 2007, se situe, quant à elle, à 53,2% du PIB en 2009 et devrait atteindre son maximum, selon le gouvernement, en 2012 à 74,3% du PIB.
Le risque de dérive des finances publiques et les exigences communautaires ont conduit le président du gouvernement, José Luis Rodríguez Zapatero, à concentrer ses nouvelles priorités sur l’assainissement des comptes publics. Ainsi, dans son programme de stabilité, le gouvernement espagnol a annoncé un ensemble de mesures de consolidation budgétaire afin de ramener le déficit public de 11,2 % du PIB en 2009 à 3,0 % du PIB en 2013.
Des mesures d’austérité drastiques
Le Plan d’austérité budgétaire présenté par le gouvernement fin janvier 2010 et qui visait notamment à réduire les dépenses publiques de 50 Md d’Euros entre 2010 et 2013, n’a pas réussi à contenir les tensions sur les marchés financiers qui ont culminé le vendredi 7 mai, avant le signal fort apporté par l’Union européenne d’un accord sur un Plan de stabilisation de la zone Euro de 500 Md d’Euros.
Sous la pression de l’UE et des marchés, José Luis Zapatero a été contraint d’annoncer le 12 mai dernier un plan de rigueur drastique, dont les principales mesures visent à accélérer la réduction du déficit public que les autorités souhaitent ramener de 11,2 % du PIB en 2009 à 3,0 % du PIB en 2013.
Ces mesures, dont le gain pour l’Etat est estimé à 15 milliards d’Euros sur 2010-2011 (1,5 point de PIB), prévoient notamment une baisse des salaires des fonctionnaires de 5 pour cent en moyenne à partir de juin 2010, puis leur gel en 2011, la suspension de la revalorisation de certaines retraites en 2011, une diminution de l’investissement public de 6 Milliards d’Euros pour 2010 et 2011. Les communautés autonomes devront, de leur coté, participer à l’effort budgétaire pour 1,2 milliard d’Euros en 2010 et 2011.
Des réformes structurelles en cours
Malgré l’attitude dorénavant hostile des centrales syndicales, le chef du gouvernement a rappelé lors de son discours sur l’état de la nation, le 14 juillet 2010, la nécessité pour l’Espagne de mettre en place un nouveau modèle basé sur l’économie durable. Il a confirmé sa détermination à mener à bien des réformes structurelles qui doivent « permettre d’assainir le tissu économique et financier et de restaurer la confiance ». Outre la réforme du marché du travail qui a fait l’objet, le 22 juin, d’un décret-loi, et qui a pour objectif de le rendre plus flexible, le gouvernement a entrepris la réforme du système des retraites, marqué par le passage de l’âge de départ à la retraite de 65 ans à 67 ans et l’allongement de la durée de cotisation, et une restructuration du secteur bancaire, qui se traduit par la fusion et la consolidation du réseau des caisses d’épargne.
Un budget 2011 placé sous le signe de l’austérité
Au lendemain d’une grève générale assez suivie dans l’ensemble du pays, le gouvernement a présenté au Parlement, le 30 septembre 2010, un budget placé sous le signe de l’austérité : « le budget le plus austère de ces dernières années », selon les observateurs. Le projet prévoit une diminution de 7,9 % des dépenses de l’Etat et de 15,6 % en moyenne des crédits des ministères.
Politique extérieure
La politique étrangère de l’Espagne La politique étrangère du gouvernement Zapatero est axée sur la relation transatlantique, et sur les deux zones d’influence préférentielles que sont la Méditerranée et l’Amérique latine.
- Le lien transatlantique Il apparaît comme un nouvel axe central de la politique étrangère espagnole, à la faveur du changement de l’administration américaine.
Le gouvernement espagnol a en effet vu dans le changement d’administration américaine une opportunité pour l’Espagne de renouer les liens qu’elle avait perdus avec les Etats-unis depuis le retrait des troupes d’Irak, M.Zapatero n’ayant jamais eu aucune rencontre bilatérale avec M. Bush.
L’ouverture de cette nouvelle fenêtre d’opportunité transatlantique se traduit par la volonté espagnole d’accompagner les réorientations de la politique extérieure américaine, tant sur le continent sud-américain, qu’en Europe. L’annulation du Sommet UE-Etats-Unis sous sa présidence du Conseil de l’Union européenne a néanmoins été perçue par les observateurs comme un échec de l’influence diplomatique de l’Espagne.
- Méditerranée / Sahel
La Méditerranée, le Maroc et l’Algérie particulièrement, sont une des priorités traditionnelles de la politique étrangère espagnole.
Le Maroc est le 2ème partenaire commercial de l’Espagne hors UE. Le rapprochement entrepris par le gouvernement Zapatero a été confirmé par la visite du Roi d’Espagne au Maroc du 17 au 19 janvier 2005, et la création en 2006 d’un groupe de travail franco-hispano-portugais sur le Statut avancé du Maroc. Cependant, les revendications marocaines récurrentes sur les deux enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, notamment à la suite de la visite très controversée du Roi en 2007, ainsi que l’attitude provocante de certains militants pro-sahraouis ces derniers mois ont justifié la visite au Maroc, les 6 et 7 septembre 2010, du Secrétaire d’Etat espagnol pour la politique étrangère et l’Amérique latine. Les relations d’amitié hispano-marocaines ont été réaffirmées. La PEUE a organisé à Madrid le premier Sommet entre l’Union européenne et le Maroc.

En Algérie, l’Espagne cherche à préserver ses intérêts économiques et commerciaux (les négociations sur la réévaluation du prix du gaz importé d’Algérie, 1er fournisseur de l’Espagne, sont en cours, et 60% de l’approvisionnement de l’Espagne dépend du gazoduc Espagne-Maroc-Algérie). Le Roi d’Espagne s’est rendu en Algérie en visite d’Etat du 13 au 15 mars 2007, confirmant l’importance du Maghreb dans la politique étrangère espagnole.
S’agissant du Sahel, l’Espagne partage l’analyse de la France sur la dégradation de la situation dans la région, et sur la nécessité de donner une impulsion politique pour mettre en place une stratégie européenne, axée sur le développement, la sécurité et la bonne gouvernance, dans la région sahélo-saharienne.
- L’Amérique Latine
L’Amérique latine constitue un axe constant de la diplomatie espagnole, pour des raisons historiques, linguistiques et culturelles.
La présence systématique de l’Espagne dans les Sommets ibéroamericains, et sa participation active à la célébration, en 2010, des bicentenaires des indépendances des Républiques latino-américaines, montrent son souci de maintenir ce lien privilégié. De plus, sous le gouvernement Zapatero un Secrétariat d’Etat pour l’Amérique latine et les Caraïbes a été instauré.
Loin de vouloir revisiter un passé colonial, l’Espagne entend de la sorte, alors qu’elle craint de perdre son rang sous l’effet de la crise, mettre cette relation au service d’un rapprochement avec d’autres pays, et avant tout avec les Etats-Unis.
Pour tirer pleinement partie de sa « relation spéciale » avec l’Amérique latine, l’Espagne souhaite asseoir sa politique à l’égard de la région sur une véritable stratégie, ciblée sur des partenaires de poids comme le Mexique ou le Brésil, et jouer plus efficacement son rôle de ’’pont entre l’Europe et l’Amérique latine’’.
C’est ainsi que sous la PEUE, l’Espagne a saisi l’occasion qui se présentait pour relancer les relations entre l’UE et l’Amérique latine, stagnantes depuis plus dix ans. Le Sommet UE-ALC qui s’est tenu à Madrid le 18 mai a été, dans ce sens, un succès, que ce soit en termes de niveau de participation que de résultats, essentiellement s’agissant de la reprise des négociations entre l’UE et le MEROSUR et de la conclusion d’un accord de libre échange entre l’UE et l’Amérique centrale. Une autre victoire à mettre au crédit de l’Espagne, et plus spécifiquement de son ministre des Affaires étrangères, M.A.Moratinos, est la libération de 52 prisonniers politiques cubains dont 20 ont été accueillis sur le sol espagnol au cours du mois de juillet 2010.
- Le multilatéralisme demeure un pilier important de la politique étrangère espagnole. Le pays développe aujourd’hui une politique ambitieuse au sein de l’ONU, fondée sur le triptyque aide au développement, maintien de la paix et droits de l’homme. L’Espagne a été membre du Conseil de Sécurité pour la période 2003-2004, et souhaite pouvoir intégrer le G8 et participer à des organismes ou forums tels que la Banque des règlements internationaux, ou le G20 (dialogue avec les pays du Sud). L’Espagne n’est cependant pas favorable à l’élargissement du Conseil de Sécurité.

Politique européenne
L’Espagne est un pays profondément pro-européen, conscient des bénéfices tirés de 20 ans d’appartenance à l’Union Européenne. La politique européenne du gouvernement espagnol est axée sur l’objectif de passer du statut de bénéficiaire de l’Union Européenne à celui de moteur de l’Union. C’est ce qu’elle a tenté de prouver lors de sa présidence de l’Union européenne du 1er semestre 2010.
L’Espagne, un pays profondément favorable à l’Europe
Le résultat du référendum du 20 février 2005 sur le traité
constitutionnel (76% de votes en faveur de la ratification) illustre une adhésion profonde à la construction européenne, confirmée dans les sondages d’opinion : Près de 70% des Espagnols ont une opinion positive de l’Union Européenne.
De fait, l’appartenance à l’Union Européenne coïncide avec une transformation profonde de l’Espagne, la confirmation de sa transition politique et son décollage économique.

Une politique européenne ambitieuse
Après une politique orientée principalement sur la relation transatlantique sous le gouvernement de M. Aznar, c’est un choix pragmatique autant qu’idéologique qui a motivé , lors de l’arrivée de M. Zapatero à la présidence du gouvernement espagnol en 2004, le ’’retour au cœur de l’Europe’’.
La présidence espagnole du Conseil de l’Union européenne- PEUE (1er semestre 2010)
Un bilan de la PEUE en demi-teinte
A aucun moment le gouvernement Zapatero n’aur
a été visible à la tête de l’Union, sauf lorsqu’il aura fallu calmer les inquiétudes des marchés sur la situation économique et budgétaire du pays. De ce point de vue, la PEUE n’aura pas été la réussite politique que le Président Zapatero escomptait.
Cependant, selon tous les observateurs, un sérieux travail de fond a été réalisé par le gouvernement espagnol et des résultats tangibles on été enregistrés, particulièrement méritoires au vu du contexte national et européen.
Transition institutionnelle
L’Espagne avait annoncé une « présidence de transition », marquée par le souci de jouer le jeu des nouvelles institutions. La tâche se sera avérée plus ingrate que prévue. La PEUE a du gérer simultanément le rodage laborieux des nouvelles institutions, les tensions provoquées par le positionnement de la Commission et du Parlement dans le nouveau jeu institutionnel, et le vide laissé pendant les deux premiers mois par la mise en place de la nouvelle Commission, tout en cherchant à trouver ses marques avec la Haute Représentante.
Après un début difficile, la PEUE aura su correctement négocier sa place aux côtés des deux nouvelles institutions. On peut même porter à son crédit deux succès au cours de cette période transitoire : la consolidation du rôle du CAG, notamment s’agissant de la préparation et du suivi du Conseil européen, et, grâce à son activisme, l’aboutissement, dans les délais, du dossier SEAE.
Politiques internes et gouvernance économique
Enjeux économiques et financiers
Les six mois de la présidence auront donné raison au Président Zapatero lorsque celui-ci, en tout début de présidence, s’était fixé comme priorité la mise en place d’un gouvernement économique. Cependant, force est de constater que sous l’effet de la situation financière interne, la Présidence espagnole s’est montrée particulièrement discrète sur ce dossier où la ligne a, in fine, été fixée par Paris et Berlin. L’essentiel des initiatives adoptées pendant ce semestre l’auront en effet été sous l’égide de l’Allemagne et de la France, depuis le sauvetage de la Grèce jusqu’à la « Task Force » de M.Van Rompuy sur la gouvernance économique en passant par le mécanisme de stabilisation financière et les décisions envisagées en matière de supervision financière.
La PEUE aura néanmoins contribué utilement à d
ébloquer les discussions sur les objectifs d’éducation et de pauvreté dans la stratégie 2020.
Europe sociale, citoyenneté européenne, justice et affaires intérieures
La PEUE voulait faire de l’Europe sociale, et en particulier de la question du genre, l’initiative citoyenne, des enjeux majeurs de ce semestre. Son bilan en est positif. En effet, s’agissant de la politique du genre, elle a engrangé des résultats certains, tels que la mise en place d’un observatoire européen sur la violence à caractère sexiste ou le lancement d’un numéro vert européen. Sur l’initiative citoyenne, l’adoption du cadre législatif à l’automne 2010 est à mettre à son crédit. En matière de judiciaire, la PEUE a pu obtenir un accord politique sur le projet de Directive contre le trafic des êtres humains ou encore l’approbation du mandat d’adhésion de l’UE à la Convention européenne des Droits de l’homme.
Politique extérieure et élargissement
Politique extérieure de l’Union
C’est sur la politique extérieure de l’Union, et plus particulièrement sur les trois Sommets qui devaient se tenir en Espagne (UE/Etats-Unis, UE/Amérique latine, Union pour la Méditerranée-UPM) que le gouvernement Zapatero semblait compter le plus à des fins de visibilité politique. Et c’est sur ce volet que les critiques les plus virulentes lui ont été adressées par l’opposition et par une partie des analystes. L’annulation de deux Sommets sur trois a porté un coup dur à la Présidence, qui s’est vu reprocher de ne pas avoir assez d’influence sur ses partenaires pour préserver son agenda.
S’agissant de l’UPM, le bilan de la Présidence se limite essentiellement à la mise en place du Secrétariat général à Barcelone, et au premier Sommet UE-Maroc. La question de la succession de l’Espagne à la coprésidence Nord de l’UMP reste à faire acter.
Elargissement
Sur ce dossier, la PEUE a enregistré quelques succès :
- sur les Balkans occidentaux, la réunion de haut niveau qui s’est tenue à Sarajevo le 2 juin 2010, sur initiative espag
nole, a donné l’occasion à l’Union européenne de réaffirmer son engagement vis-à-vis de ces pays et de leur perspective européenne,
- S’agissant de la Croatie, 5 chapitres ont été ouverts et 3 fermés, ce qui a fait dire à la présidence qu’elle avait progressé plus qu’elle ne l’espérait. Les négociations ne devraient cependant pas être conclues en 2010.
Cependant, sur la Turquie, la PEUE aura péché par excès d’annonce puisque sur ce dossier, prioritaire pour l’Espagne et sur lequel elle avait suscité d’importantes attentes en évoquant l’ouverture de 3 voire de 4 chapitres pendant le semestre, le bilan est décevant : un seul chapitre sera en effet peut-être ouvert en extremis.


