Lycée Militaire Nanhaï - Nanhaï - Chine
Nanhai
Nanhai : Le district de Nanhai est une subdivision administrative de la province de Guangdong en Chine. Il est placé sous la juridiction de la ville-préfecture de Foshan.
Superficie : Le Guangdong couvre une superficie de 180 000 km² avec 3,12 millions d'hectares de terres cultivées, 10,25 millions d'hectares de terres à usage sylvicole et 570 000 hectares de landes. Les régions montagneuses représentent 31,7% de la superficie provinciale; les collines, 28,5%; les plateaux, 16,1% et les plaines, 23,7%.

Population : 1 085 268 habitants
Monnaie : La “devise du peuple”, le renminbi (rmb), est appelée yuan (abrégé y) ou, kuai. Un yuan se divise en 10 mao (jiao) et 100 fen. Les billets vont de 1 mao à 500 y.
Le yuan ne s'achète qu'en Chine. Vous pouvez changer vos euros en yuans lors de votre arrivée à l'aéroport de Shanghaï après avoir passé le contrôle de l'immigration et récupérer vos bagages. Il n'y a pas de montant maximum pour changer vos euros.
Devise chinoise : Les cartes bancaires (Visa, American Express et Eurocard/Mastercard) sont répandues. Vous les utiliserez pour régler vos achats dans les magasins, ainsi que pour retirer de l'argent liquide dans les distributeurs de billets. Les travellers ou les postchèques offrent une grande sécurité, mais les commissions des banques sont assez élevées.

Formalités : un visa est obligatoire pour les ressortissants français
Langue parlée : Le Cantonais est la langue officielle. Le teochew est parlé à l'est de Guangdong et les dialectes dzao min et hakka sont également parlés dans la province.
Relief : Le relief du Guangdong est plus élevé au nord qu'au sud. Les montagnes s'intercalent entre les plaines et les collines. La province a un littoral continental de 3368 km, parsemé d'îles. L'ensemble du territoire se situe dans les basses latitudes, et est traversé par le tropique du Cancer.
Climat :
La province se trouve dans une zone subtropicale dont la plus grande partie est exposée aux moussons. L'été est long et l’hiver est doux. La période la plus chaude va de juin à septembre et la période la plus froide de décembre à février. La saison des pluies commence en Octobre et se termine en Mars. La végétation y est luxuriante tout au long de l'année.
Transports : les routes, le transport aérien, le transport par eau fournit un accès facile à toutes les régions du pays et du monde. Le réseau des transports chinois ne cesse de faire des progrès, et il est aujourd'hui possible de voyager confortablement et efficacement d'un point à l'autre du pays. On peut se déplacer à métro et en taxi et en bus.
L'aéroport de Baiyun est l'un des trois plus grands aéroports internationaux en Chine, le port de Huangpu peut traiter plus de 10.000 navires tonne; Les chemins de fer, y compris la ligne Beijing-Guangzhou, Beijing-Kowloon, Shanghai-Hong Kong, Guangzhou-Kowloon, GuangzhouZhanjiang, et Guangzhou-Meizhou-Shantou, lien de la province avec tous les autres grandes villes en Chine. L'ouverture de la Dongguan-Humen Bridge faciliter le voyage entre Guangzhou et Shenzhen et Guangzhou et Hong Kong.
Notre échange
Ce lycée est situé à une centaine de kilomètres au sud de Canton dans la ville de Foshan. Foshan est réputée pour ses poteries et pour Wang Feihong, grand maître de Kung Fu. Nanhaï Experimental High School est notre partenaire depuis maintenant cinq ans.

La Chine
Données géographiques et générales
Nom officiel : République populaire de Chine
Superficie : 9.561.000 km2
Population : 1,3 milliard (variation 2006-2007 : + 0,52 %)
Capitale : Pékin (Beijing)
Villes principales : Shanghai, Canton, Tianjin, Chongqing, Wuhan, Chengdu, Shenyang
Langue (s) officielle (s) : chinois (putonghua)
Monnaie : Renminbi (1 Euro = 9,59 RMB - taux de change du 11/06/2009)
Fête nationale :1er octobre
Décalage horaire (par rapport à Paris) : En été : 6 heures de plus, en hiver : 7 heures de plus.

Données démographiques
Espérance de vie : 73,18 ans
Taux d’alphabétisation : 90 %
Religion (s) : bouddhisme, taoisme, islam, catholicisme, protestantisme
Indice de développement humain (Classement PNUD - 2008) : 0,762
Données économiques
PIB (2007) : 3282 milliards de dollars US
PIB par habitant (2007) : 2561 dollars US
Taux de croissance (2007) : 9%
Taux de chômage urbain officiel (2007) : 4 %
Taux d’inflation (2008) : +5,9%
Excédent commercial (2008) : 295,5 milliards de dollars US
Principaux clients : Union européenne, Etats-Unis, Hong Kong, Japon.
Principaux fournisseurs : Japon, Union européenne, Taiwan, Corée du Sud, Etats-Unis
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : agriculture : 15% - industrie : 53% - services : 32%
Exportations de la France vers la Chine (y compris Hong-Kong) : 9 milliards d’euros (2008)
Importations françaises de Chine (y compris Hong-Kong) : 31,1 milliards d’euros (2008)
Consulats généraux de France : Hong-Kong, Shanghai, Shenyang, Canton, Wuhan, Chengdu et section consulaire à Pékin.
Communauté française au 31 décembre 2008 (Hong-Kong inclus) : 22 231
Communauté chinoise en France en 2005 : 50,200

Géographie
La Chine est le troisième pays du monde par la superficie (près de 9,6 millions de km², soit 17 fois la France) après la Russie et le Canada. Située en Extrême-Orient, entre la Sibérie et l’Asie du Sud-Est, elle constitue une masse continentale qui s’étend d’ouest en est sur 5000 km (du soixante-quatorzième au cent trente-cinquième méridien) et du nord au sud sur 5500 km (du cinquante-quatrième au dix-huitième parallèle).
Avec 20.000 km de frontières terrestres (et 18.000 km de façade maritime), elle est bordée au nord-est par la Corée du Nord, au nord par la Russie et la Mongolie, à l’ouest par le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Afghanistan, le Pakistan, au sud par l’Inde, le Népal, le Bhoutan, la Birmanie, le Laos et le Vietnam.
La moitié ouest du pays est constituée de plateaux (Xinjiang, Tibet) et de montagnes qui sont les plus hauts du monde (4000 à 8000 m). Les deux tiers du pays sont d’ailleurs situés à plus de 1000 mètres d’altitude. On distingue au nord-est la plaine de Mandchourie encadrée de massifs boisés ; au nord la grande plaine de Chine, la vallée du Yang Tsé Kiang, encadrées de massifs montagneux, les plateaux du Gansu, Shaanxi, la presqu’île de Shandong, la plaine de loess du Fleuve Jaune ; au centre, les montagnes du Sichuan, le Bassin Rouge, les basses plaines du Yang Tsé ; au sud les montagnes du Yunnan, la plaine du Xi Jiang.
Les fleuves jouent un rôle considérable dans ce pays essentiellement agricole. Les trois principaux sont : le Fleuve Jaune (Huanghe ou Houan-Ho), 5000 km, qui arrose un bassin d’un million de km² ; le Fleuve Bleu (Yangzijiang ou Yang Tsé Kiang), le plus long du pays avec 6100 km, qui couvre deux millions de km², le fleuve Amour (4300 km, qui délimite la frontière avec la Russie) et le Fleuve de l’Ouest (Xijiang ou Si-Kiang), 2100 km, qui se jette dans la Rivière de Canton. D’autres fleuves, très importants, traversent le territoire. Ce sont le Salouen, le Mékong, le Tsangpo (Brahmapoutre), le Soungarie (affluent de l’Amour) et enfin l’Ili qui se jette dans le lac Baïkal en Russie.
Les hauts plateaux sont quasi désertiques. Les terres arables sont toutes situées à l’est du pays. La végétation varie du nord (domaine du blé) au sud (domaine du riz). La forêt représente environ 13% de la superficie, le reste étant le domaine de la steppe et de la prairie.
Liaisons avec la France Environ 12.000 km séparent la France de Pékin. Air France dessert les villes suivantes : Pékin, Shanghai, Canton et Hong Kong. Les vols direct sont quotidiens pour la liaison Paris/Pékin. En partenariat avec China Eastern, 9 liaisons hebdomadaires directes sont assurées pour Paris/Shangaï. Il existe également une liaison directe et quotidienne Paris/Canton. Un vol direct dure 10 heures ; la durée du voyage varie, sinon, de 13 à 18 heures. La liaison maritime concerne uniquement le fret et peut prendre de un à deux mois avec une fréquence irrégulière (environ une à deux fois par mois). On peut aussi se rendre en Chine par le train, en sept jours, avec le Transsibérien via Moscou.
Population
Avec une population totale de 1,3 milliard d’habitants, la Chine est le pays le plus peuplé de la planète (20,7% de la population mondiale). Si la densité moyenne est de 133 habitants au km², elle varie cependant de 1,8 sur les hauts plateaux du Tibet à 360 dans les provinces côtières et peut même atteindre 2200 habitants/km² dans les grandes villes comme à Shanghai.
La population n’est pas répartie de façon homogène sur l’ensemble du territoire ; de fortes disparités apparaissent entre l’est et l’ouest : le Henan, province la plus peuplée, compte 96 millions d’habitants tandis que le Tibet en compte 2,63.
On estime que 60% de la population vivent sur 1/5ème du territoire. Par ailleurs, 26% des Chinois sont âgés de moins de quinze ans. La population active est constituée de 750 millions de personnes.

La Chine est un état pluriethnique. Les Han constituent l’immense majorité de la population (92%), les 8% restant sont divisés en 55 minorités ethno-linguistiques. Les principales minorités sont : les Zhuang (15,5 millions), les Hui (8,6 millions), les Ouïghours (7,2 millions), les Yi (6,5 millions), les Miao (7,3 millions), les Mandchous (9,8 millions), les Tibétains (4,6 millions), les Mongols (4,8 millions), les Dujia, les Puyi, les Coréens, les Dong, les Yao, les Bai, les Hani, les Kazakhs, les Dai, les Li, les Lisu, les Russes...
La population dite "flottante" est importante. Un immense mouvement de migration des campagnes vers les villes est engagé malgré les limitations apportées par le pouvoir central pour canaliser et gérer ces flots de travailleurs. Cet exode rural est estimé à quelque 100 millions de personnes.
La politique volontariste mise en place a pour but d’impulser un dynamisme économique dans des villes relais pour éviter la saturation des grands centres urbains côtiers. L’objectif étant à terme de garder ces populations issues de la paysannerie au plus proche de leur foyer de départ et d’éviter l’accroissement des inégalités régionales.
Climat
Les conditions climatiques connaissent d’importantes variations entre les montagnes les plus hautes du monde (Qomolangma ou Everest à 8848 m d’altitude) et les côtes. Les régions occidentales (Mongolie, Xinjiang) enregistrent des précipitations faibles et une amplitude thermique élevée.
Au nord-est et à Pékin, le climat est continental, les températures très basses en hiver et très élevées en été. Les pluies y sont abondantes.
Dans la grande plaine de Chine, les températures sont douces. Sur les hauts plateaux loessiques, le climat est continental. Dans les plaines du Yang Tsé, l’hiver est froid et se tempère au Zhejiang et au Fujian. Au sud, le climat est tropical, assez frais l’hiver (influence continentale), avec moussons et typhons l’été.
Les pluies sont très variables suivant les régions, plus abondantes en juin. Les périodes les plus agréables se situent d’avril à mai et de septembre à octobre.
Pluviométrie annuelle (variable selon les régions) : . Nord-est : 400 à 1000 mm
. Vallée du Fleuve Jaune : 600 à 800 mm
. Sud du Yang Tse Kiang : environ 1000 mm
. Haïnan : plus de 2000 mm
Degré hygrométrique :
. A Pékin, les hivers sont très secs (électricité statique importante) et les étés humides.
. A Shanghai, le degré hygrométrique est de 40 en hiver, 70 au printemps, 90 en été, et 60 en automne.
Politique intérieure
La Chine a été confrontée en 2008 à plusieurs situations de crise
Après les troubles au Tibet au mois de mars, qui ont suscité la critique des opinions publiques occidentales, les autorités chinoises ont conforté leur légitimité intérieure en apportant des secours rapides aux populations sinistrées par le séisme du Sichuan au mois de mai. La réussite des Jeux Olympiques au mois d’août a constitué le temps fort de l’année 2008, tant sur la scène intérieure qu’en matière de rayonnement international.
Le tandem constitué par le Président de la République HU Jintao et le Premier ministre WEN Jiabao a été reconduit dans ses fonctions par le XVIIème congrès du Parti en octobre 2007 puis par la session annuelle de l’Assemblée populaire nationale en mars 2008.
Le XVIIème Congrès a confirmé les orientations politiques du PCC.
Le XVIIème Congrès a confirmé l’équipe au pouvoir pour cinq années supplémentaires. M. HU Jintao, à la fois Secrétaire général du Parti, Président de la République et Président de la Commission militaire centrale, et le Premier Ministre WEN Jiabao seront en fonction jusqu’en 2012. Le Comité permanent du Bureau politique a vu l’arrivée de responsables plus jeunes qui ont acquis une solide expérience en matière de gestion économique dans les provinces où ils ont été en poste, parmi lesquels XI Jinping, Vice-Président de la République, et LI Keqiang, Vice-Premier Ministre.
Le programme législatif des quatre prochaines années publié à l’automne 2008 ne prévoit pas le lancement de grands chantiers portant sur des réformes structurelles. Le trentième anniversaire de « la politique de réforme et d’ouverture » adoptée par le 3ème plénum du XI ème congrès du P.C.C. en décembre 1978 a été l’occasion de rappeler l’attachement aux fondements du régime. Priorité a été accordée en 2009 à la stabilité sociale et à la relance économique dans le contexte de la crise mondiale, avec un plan de stimulation de l’activité économique d’une grande ampleur.

Les questions sociales restent la priorité du gouvernement
Les questions sociales demeurent au centre des préoccupations du gouvernement, du fait du creusement des inégalités, des difficultés d’accès aux soins pour une majorité de la population, de l’absence d’un système de protection sociale généralisé et des déséquilibres et des tensions sur le marché de l’emploi. Les mouvements sociaux spontanés sont devenus une réalité quotidienne : paysans manifestant contre les faibles indemnités reçues en échange des expropriations, habitants des villes revendiquant leur relogement, chômeurs et retraités protestant contre le retard ou le non-paiement de leurs allocations, citoyens protestant contre des cas de corruption.
La réponse des autorités se situe d’abord sur le plan législatif, notamment avec l’entrée en vigueur au 1er janvier 2008 de la loi qui rend le contrat de travail obligatoire et la mise en œuvre de la loi sur la propriété foncière rurale. L’année 2008 restera enfin marquée par la publication du projet de réforme du système de santé, projet ambitieux qui consacre le retour de l’Etat et la primauté du financement public, en fixant à l’horizon 2020 des perspectives identiques à celles de grands systèmes occidentaux.
La situation des droits de l’Homme
La situation des droits de l’Homme en Chine reste une source de préoccupation. La société civile a acquis une certaine autonomie grâce à un ensemble de changements survenus à partir des années 2000 : développement de l’économie privée, accès à l’internet, ouverture aux voyages et aux études à l’étranger. Par ailleurs, de nombreuses ONG chinoises se sont créées, particulièrement dans le domaine social (protection de l’environnement, aide aux personnes démunies, aux malades du SIDA, aux migrants).
Mais des progrès sont encore attendus par la France et l’Union européenne notamment en matière de droits civils et politiques. Au cours de ces derniers mois, de nombreux défenseurs des droits de l’Homme ont été ainsi mis en résidence surveillée ou emprisonnés.
Les détentions arbitraires, les conditions de vie des travailleurs migrants, la question des minorités (Xinjiang, Tibet), la liberté religieuse, l’organisation syndicale indépendante, la liberté de la presse restent des problématiques abordées régulièrement avec la Chine par la France et par l’Union européenne, en particulier à l’occasion des sessions du dialogue bi-annuel UE-Chine sur les droits de l’Homme.
Situation économique
Le ralentissement de l’activité économique a conduit les autorités chinoises à abandonner, dès l’été 2008, la politique de resserrement monétaire au profit d’une politique macroéconomique « prudente et active ». Mi-octobre 2008, les plus hautes autorités de l’Etat et du Parti communiste chinois ont pris une première série de décisions destinées à « assurer une croissance rapide et stable ». Les autorités ont assoupli la réglementation relative à l’échange des terres agricoles, ce qui à terme, doit permettre aux agriculteurs de monétiser les terres dont ils disposent. D’autres mesures visent à soutenir directement l’activité : baisse de TVA prélevée sur les produits d’exportations, accélération des investissements publics dans les infrastructures, soutien au secteur immobilier, poursuite de l’assouplissement monétaire. Un plan de soutien budgétaire de 4000mdsRMB (400 MdsEUR) a été annoncé en novembre 2008 pour 2009-2010. L’investissement public sera la principale composante de ce plan mais un effort est promis en direction du système social.
Après 30 ans de réformes, l’année 2008 marque la fin d’un cycle du développement chinois
Les réformes économiques de la Chine ont connu deux phases distinctes : la première, débutée en 1978 à l’initiative de DENG Xiaoping, a permis de convertir le Parti communiste chinois à la doctrine de l’« économie socialiste de marché ». La seconde, au début des années 1990, a relancé le processus d’ouverture économique (réduction des droits de douane, encouragement aux investissements étrangers) qui a permis la croissance record de l’économie chinoise ces dix dernières années (un taux de croissance moyen supérieur à 7%). L’adhésion à l’OMC en 2001 a constitué l’aboutissement de ce processus d’ouverture.
Ce mode de développement, délibérément tourné vers les exportations et tiré par l’investissement, a permis de stimuler l’activité intérieure. L’ouverture à l’économie de marché a été toutefois combinée avec un contrôle étatique sur les secteurs structurants de l’économie (marchés financiers ; secteur bancaire ; régulation des prix). Le bilan de ce modèle de croissance est positif : le revenu moyen a été multiplié par huit, la pauvreté a régressé, l’espérance de vie s’est allongée. La crise économique mondiale de 2008 constitue un coup de frein sérieux à cette dynamique de croissance ininterrompue.
Relativement épargnée dans la sphère financière, l’économie réelle est touchée de plein fouet par la crise mondiale
Comme lors de la crise asiatique de 1997, le système financier chinois apparaît relativement protégé des crises externes. En raison d’une intégration financière encore limitée, notamment grâce au maintien d’un contrôle des changes sévère, les incertitudes sur quelques grandes banques chinoises ont été en partie levées depuis le sauvetage des établissements américains dans lesquels les investissements chinois étaient le plus exposés.
La sphère réelle de l’économie chinoise est, en revanche, directement affectée par le ralentissement de l’économie mondiale. Fortement dépendante de la demande extérieure, la croissance connaît au quatrième trimestre 2008 un net ralentissement qui contraste avec les performances de ces dix dernières années. La récession chez les principaux clients de la Chine laisse prévoir pour 2009 une baisse sensible de ses exportations, même si, en 2008, la balance commerciale a encore enregistré un excédent record (280 milliards de dollars). Le FMI et la Banque Mondiale prévoient que la croissance chinoise s’établira néanmoins aux alentours de 8% en 2009, ce qui reste l’un des taux les plus élevés au monde. Selon les autorités chinoises, plus d’un demi-million de citadins chinois ont perdu leur emploi au cours du dernier trimestre 2008 du fait de la crise économique mondiale.
Politique extérieure
La diplomatie chinoise est de plus en plus active. Sa priorité est à la stabilité régionale et au soutien à la croissance économique du pays. Son action revêt aujourd’hui une dimension globale. Face aux interrogations sur les conséquences de sa montée en puissance, la Chine met l’accent sur sa volonté de « développement pacifique ». Nation la plus peuplée du monde, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, puissance nucléaire et troisième économie mondiale, la Chine s’affirme comme un partenaire majeur pour relever les grands défis du monde contemporain dans un cadre multilatéral.
La politique extérieure comme soutien à la croissance économique
La 3ème puissance économique du monde :
La Chine est, avec un PIB de 3,860 milliards usd (chiffre Banque Mondiale) en 2008, la 3ème économie du monde après les Etats-Unis et le Japon. En parité de pouvoir d’achat, elle se hisse même au deuxième rang, derrière les Etats-Unis.
L’action extérieure chinoise soutient le dynamisme économique par plusieurs canaux :
le développement de relations ciblées avec les pays offrant de nouveaux débouchés à ses exportations et/ou riches en ressources naturelles, matières premières et énergétiques (la Chine consomme désormais entre le quart et le tiers de la production mondiale d’aluminium, d’acier, de fer et de cuivre et est le deuxième importateur mondial de pétrole) ;
le renforcement des relations avec les pays économiquement les plus avancés, fournisseurs de technologies et de capitaux ;
la promotion de la libéralisation du commerce dans le cadre de l’OMC et d’accords bilatéraux de libre-échange.
La crise économique et financière, qui l’a moins affectée que ses principaux partenaires (prévisions de croissance de 8% en 2009), a renforcé son rôle dans l’économie mondiale.

La diplomatie pétrolière de la Chine
La Chine, devenue importatrice nette de pétrole en 1993, a remplacé depuis 2004 le Japon comme deuxième plus gros importateur de pétrole. Ces importations proviennent aujourd’hui à 60% du Moyen-Orient. Deux pays revêtent une importance particulière pour Pékin : l’Arabie Saoudite et l’Iran, respectivement premier et deuxième fournisseur en pétrole brut. Le souci de la Chine de diversifier ses sources d’approvisionnements en pétrole, et plus généralement en matières premières (gaz, minerais, produits agricoles...) constitue aujourd’hui l’un des principaux moteurs de sa politique de rapprochement en direction de la Russie, de l’Asie centrale, de l’Afrique (Angola, Soudan, Algérie, Nigéria, RDC...) et de l’Amérique latine (Brésil, Argentine, Venezuela, Mexique...).
Les efforts de stabilisation régionale
La Chine cherche à éviter ce qui pourrait porter atteinte à la stabilité régionale, garante de la poursuite de son développement économique. Dans cette perspective, Pékin s’est attaché à normaliser ses relations avec ses voisins en canalisant les différends historiques.
Avec le Japon, la relation est en voie de normalisation depuis 2006. La poursuite du réchauffement des relations bilatérales est fondée sur le "partenariat stratégique mutuellement bénéfique" que les deux pays se sont engagés à construire lors de la visite au Japon du Premier Ministre chinois WEN Jiabao, en avril 2007. La visite en mai 2008 de HU Jintao, la première d’un chef d’Etat chinois en 10 ans, a également marqué un pas important dans le rapprochement sino-japonais. Les liens économiques et culturels se développent, favorisant la stabilité régionale : la Chine est le premier partenaire commercial du Japon et le Japon est son premier fournisseur.
Avec l’Inde, après la guerre de 1962, une détente a été amorcée à partir des années 1990, malgré la persistance d’un différend territorial (Cachemire ; Arunachal Pradesh). Après une nouvelle escalade de tensions en 1998, la Chine a entamé un rapprochement qui s’est traduit par des visites croisées de haut niveau, la croissance rapide des échanges commerciaux, la mise en place d’un dialogue stratégique et de coopération et des manœuvres militaires conjointes.
La Chine s’efforce également de résoudre ses conflits territoriaux avec ses voisins. L’accord trouvé en juillet 2008 concernant des îles sur le fleuve Amour met fin au contentieux frontalier avec la Russie. De même, l’accord de décembre 2008 avec le Vietnam permet de mettre fin au différend terrestre à l’origine de la guerre de 1979. Des différends impliquant le Vietnam, les Philippines, Taiwan, la Malaisie et le Brunei demeurent néanmoins en matière maritime, autour des îles Spratleys et Paracels.
La recherche d’équilibre avec les grandes puissances
Les liens de la Chine avec l’Union européenne n’ont cessé de se densifier, particulièrement dans le domaine économique. L’UE élargie est devenue depuis 2004 le premier partenaire commercial de la Chine (commerce euro-chinois en 2008 : 303 Mds d’euros). La Chine est le 2ème partenaire commercial de l’UE après les Etats-Unis, son premier fournisseur et son 4ème client. Un partenariat stratégique a été mis en place en 1998. Un sommet UE-Chine est organisé en principe chaque année. Le 11ème Sommet s’est tenu à Prague le 20 mai 2009. Parallèlement, la Chine entretient avec l’Union européenne un dialogue régulier dans de nombreux secteurs, y compris les droits de l’Homme. Un dialogue économique et commercial de haut niveau, dont la première session s’est tenue le 25 avril 2008 à Pékin, a été mis en place afin de traiter en priorité la question du déséquilibre commercial.
Lors du Sommet UE-Chine d’Helsinki en 2006, les responsables chinois et européens se sont mis d’accord pour lancer des négociations sur un nouvel Accord de partenariat et de coopération (APC) afin d’actualiser le précédent texte, qui date de 1985 et ne concerne que l’économie et le commerce. Ce nouvel accord devrait couvrir les nombreux domaines sur lesquels la Chine et l’UE ont déjà un dialogue.
La Chine et les Etats-Unis entretiennent des relations également suivies. Les échanges entre responsables politiques se sont multipliés ces dernières années. Des mécanismes de dialogue stratégique ont été mis en place dans les domaines politique en 2005 et économique en 2006, avant d’être fusionnés au sein du Dialogue stratégique et économique dont la première session a lieu en juillet 2009. La Chine est depuis 2006 le premier partenaire commercial des Etats-Unis et depuis 2008 le premier détenteur de bons du Trésor américains. La crise financière a mis en lumière l’interdépendance économique entre les deux pays. La rivalité stratégique sino-américaine demeure toutefois, avec des frictions importantes dans les domaines économique et commercial, militaire et sur la question des droits de l’Homme et du Tibet. Même si l’élection en 2008 à Taiwan de Ma Ying Jeou, sur la base d’un programme de dialogue et de coopération avec Pékin, a permis un apaisement des relations de part et d’autre du détroit, la question du statut de Taiwan reste un point particulièrement sensible dans la relation de la Chine avec les autres pays.
La Chine s’attache à développer une relation politique privilégiée avec la Russie, avec laquelle elle partage des réelles convergences de vues sur de grandes questions internationales (Iran, terrorisme, préoccupations concernant la stabilité régionale face aux « révolutions de couleur »). La Russie constitue un acteur clé de sa stratégie énergétique ainsi que son principal fournisseur étranger en équipements militaires (plus de 80%) du fait de l’embargo européen et américain sur les armes.
Un rôle croissant sur la scène internationale
La Chine cherche à s’affirmer comme une puissance globale responsable, à travers les concepts de « développement pacifique » et de « monde harmonieux ». Ce faisant, elle s’implique de plus en plus sur le plan multilatéral :
au niveau international :
Le poids économique et politique de la Chine en fait un partenaire incontournable dans la recherche de solutions aux grands problèmes mondiaux tels que la crise financière ou le réchauffement climatique. Membre permanent du Conseil de sécurité, la Chine a accru ces dernières années sa participation aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Plus de 2000 casques bleus chinois sont actuellement en opération. Au total, la Chine a envoyé depuis 1989 près de 10 000 casques bleus dans le cadre de 22 missions de maintien de la paix dans toutes les régions du monde (Cambodge, RDC, Libéria, Soudan, Liban, Haïti...).
Dans le cadre de la lutte contre la piraterie maritime dans le Golfe d’Aden, elle a décidé en décembre 2008 l’envoi de bâtiments militaires au large de la Somalie, une telle mission en dehors de ses eaux territoriales constituant une première dans l’histoire contemporaine de la marine chinoise. Elle s’implique également de manière directe dans la lutte contre la prolifération nucléaire, à travers sa participation aux formats de négociations ad hoc sur la Corée du Nord et l’Iran. Elle dépêche des envoyés spéciaux chargés de missions de médiation dans les principales zones de crise : Afrique sub-saharienne ; Moyen-Orient ; Inde/Pakistan...
au niveau régional :
La Chine a également renforcé son rôle dans le processus d’intégration régionale en Asie, avec une volonté de structurer et de stabiliser son environnement. Elle s’est pleinement intégrée aux organes multilatéraux de coopération en Asie, notamment l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation), l’ASEAN+3 (Association des nations de l’Asie du Sud-Est+ Chine, Japon et Corée du Sud). Elle prévoit avec l’ASEAN l’établissement d’une zone de libre-échange à l’horizon 2010. En 2001, elle a initié la création de l’OCS (Organisation de coopération de Shanghai) qui regroupe la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. Sa gestion de la crise financière actuelle, comme il y a dix ans celle de la crise de 1997 (non dévaluation du yuan en 1998), ont renforcé l’image d’un pays au comportement responsable. Sa volonté de stabilisation de l’environnement régional se manifeste aussi dans son implication dans la crise nord-coréenne, où son rôle d’intermédiaire entre les Etats-Unis et la Corée du Nord a été et continue d’être déterminant.
au sein des enceintes économiques :
Si elle n’est toujours pas membre de certaines enceintes comme l’OCDE ou le G8, elle est régulièrement associée aux sommets et rencontres économiques de haut niveau, à travers des instances telles que le G5 (regroupant Brésil, Inde, Afrique du Sud, Chine et Mexique) ou le G20. Elle a adhéré en 2001 à l’OMC (Organisation mondiale du commerce), où elle se fait volontiers le porte-parole des intérêts des pays émergents. Lors du sommet du G20 des 1er et 2 avril 2009 à Londres, elle a défendu une réforme visant à une meilleure représentation des pays émergents et en développement au sein des institutions financières internationales.
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